culture : sommes-nous nés quelque part ?
Mickaël fait un peu le tri du rock mal ou très mal inspiré dans son message Heavy metal et satanisme. Et met en parallèle cette tentation des ados avec les conversions à l'islam, toutes motivées par le "refus de la mièvrerie du monde". On en vient naturellement à la réponse des chrétiens :
[O]n rencontre désormais trop souvent un christianisme à l'eau de rose ('Sois bon parce que Jésus t'aime et qu'il est ton copain', c'est vrai que ça donne envie, hein?), trop intellectuel pour le quidam et pas assez spirituel, avec des chrétiens culpabilisés sur ce qui a été fait il y a 500 ans par exemple.Les mots de Mickaël me poussent à aller jusqu'à la question de ma culture d'occidental re-christianisé que je n'arrive pas à définir. Quelle est la culture qui m'identifie ?
Je pense donc qu'il faut que nous redevenions des catholiques fiers de notre Eglise, de son histoire (en allant plus loin que les stéréotypes, i.e. voir si l'Inquisition, par exemple, était si terrible qu'on nous le rabâche à longueur de média), et mettre en avant notre rebellion contre le Prince de ce monde, parce que c'est Jésus que nous suivons.
Je suis bien né quelque part, mais la culture de mon pays et la mienne s'éloignent chaque jour. Je ne serai pas un pur chrétien avant le Ciel, alors de quelles fibres et de quels gènes suis-je fait ? Quelle est la terre, quelle est l'histoire qui me raconte d'où je viens ?
La réponse traditionnaliste ne me convient évidemment pas : ne sommes-nous pas appeler à laisser la Miséricorde Divine purifier notre mémoire des souffrances passées ? Le Roi de France est mort, vive le Roi de l'Univers ! L'aigreur et le ressentiment ne sont pas de Dieu. Combien de camp des saints ai-je rencontrés se tenant à l'écart de la France "pécheresse", voire "apostate" ?
Alors quelle sera cette culture des français catholiques de ce siècle ? Quelle culture allons-nous - nous, nos curés, nos écoles - transmettre à nos enfants ?

1 commentaires:
Salut Renaud,
Ton billet m'a fait réfléchir un peu sur cette idée de culture catholique à laisser après nous.
C'est pas une culture de camp des saints qu'il nous faut, mais une culture de sel de la terre, du sel qui n'est pas fade.
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