Mais qu'a-t-il voulu dire ?
C'est la question d'un lecteur de La Vie que cite Jean-Pierre Denis dans le Grand Débat de RND de vendredi dernier.
Après avoir lu et écouté, il est clair pour moi que Benoît XVI n'a pas commis d'imprudence en répondant à des questions orales, n'a pas privilégié la loi sur la charité, n'a pas eu un discours d'intellectuel, mais, bien au contraire, le pape a dit exactement ce qu'il voulait dire : en misant sur l'outil (le préservatif) plutôt que l'homme (l'humanisation de la sexualité), les ONG ne se donnent pas les moyens de faire disparaître l'épidémie du SIDA.
De très bons passages dans cette émission :
- Le racisme anti-africain sur cette question est insupportable.
- Benoît XVI s'affronte à deux dogmes de la société post-moderne : la liberté sexuelle (touche pas à mon comportement à risque !) et le positivisme humanitaire (si c'est pour être gentil avec les pauvres, c'est forcément bon).
- La surexposition médiatique du sexe et de l'humanitaire rend la pensée critique interdite sur ces sujets : ils sont tabous.
- J.-F. Colosimo : c'est aussi l'intellectuel et le professeur Ratzinger qu'on attaque ; l'affrontement anthropologique est violent : anthropologie chrétienne contre non-anthropologie matérialiste militante (l'homme n'est-il qu'un individu libre de satisfaire ses besoins ou un être de relation appelé à l'amour ?) ; c'est le naufrage culturel de l'Europe ; avec la construction européenne, les européens sortent de l'Histoire.

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